" Chez mes grands-parents maternels, c’est au jardin que je passais le plus clair de mon temps. Mes grands-parents maternels ont toujours rêvé d’habiter dans une clairière, alors, lorsqu’ils ont acheté le terrain vierge, ils ont construit leur maison et ont ensuite planté de nombreuses espèces d’arbres tout autour de celle-ci. Au fil des années, mon grand-père maternel a créé sa propre forêt artificielle. Lorsque j’étais petite, mon grand- père m’emmenait souvent nous promener dans sa forêt, et m’apprenait les différentes espèces d’arbres en me racontant leurs histoires. J’ai ainsi fini par tisser une histoire avec plusieurs de ces arbres.

(...)

Au fond du jardin, il y a une clôture qui mène à un autre pré qui appartient lui aussi à mon grand-père. Autrefois les chevaux de mes tantes, de ma mère et de mon grand-père y vivaient. Aujourd’hui, les bêtes ont disparu, le pré est livré à lui-même. Les piquets de la clôture sont déchaussés du sol, le fil barbelé détaché, et les termites ont attaqué le bois des piquets. "

Extrait de l'édition " A mon oncle "

Anna L'hospital

Elle ne tient plus qu'à un fil

2019

Relevé d'empreinte en scotch marouflé et mine graphite du piquet d'une clôture.

Dimensions variables.

© 2018 by Anna L'hospital.