Frottages

Les frottages constituent le geste fondateur de ma pratique. Réalisés directement sur les lieux que je traverse, ils sont la première trace du réel à partir de laquelle chaque œuvre se construit. Le papier devient le réceptacle d’un relief, d’une empreinte du temps, révélant les irrégularités, les cicatrices et les interstices des surfaces.

Il ne s’agit pas de reproduire fidèlement une forme mais de transformer le réel en mémoire matérielle. Les empreintes prélevées deviennent le point de départ d’une image où la perception, le souvenir et le présent se superposent.

Développée d’abord à partir d’objets familiers, cette recherche s’est progressivement déplacée vers le paysage puis vers l’architecture. Du papier adhésif au papier kraft, le frottage est devenu un protocole de prélèvement qui accompagne l’ensemble de ma pratique.